Dans un contexte actuel de développement durable, de baisse des réserves mondiales de pétrole, d'accroissement de la consommation énergétique, renforcé par un étalement urbain toujours plus rapide, les solutions se tournent de plus en plus vers d'autres modèles et modes énergétiques dont au premier chef les énergies renouvelables, bio carburants, l'électricité et le bois.
Les conséquences de ce repositionnement sont encore insoupçonnées parce que ce changement est récent, mais aussi parce que les recherches dans ce domaine sont fortement cloisonnées, entre les géographes, aménageurs qui travaillent sur l'aspect spatial de l'étalement urbain, biologistes et écologues qui s'intéressent à la biomasse urbaine, les climatologues et météorologues tournés vers les pollutions urbaines, les ingénieurs qui vont s'atteler à proposer les solutions techniques pour une consommation optimale de ces nouvelles énergies, etc.
Notre volonté est de proposer un travail intégré, décloisonné sur un thème fédérateur : la végétation urbaine. Cette végétation prend une place grandissante dans les structures urbaines, parce qu'élément central d'un cadre de vie meilleur, mais aussi, c'est la nouvelle tendance, fournisseur potentiel d'énergies alternatives (sources biblio). Cette végétation est impactées par les résidus de la consommation énergétique (transport, domestique, industrielle).
L'originalité de ce projet est le croisement de pôles de savoirs qui jusqu'ici fonctionnent en parallèle, ou au mieux limitent leur coopération aux travaux d'expertises ou d'études d'impacts. L'idée a germé lors du séminaire pré-figuratif de cet appel durant lequel, une rencontre (un labo sciences humaines et sociale univ tours et un labo science de l'ingénieur école centrale de Lyon), quelques discussions informelles ont jeté les bases du projet que nous soumettons.
